La rue Corbier-Thiébaut

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la ligne ferroviaire Paris-Amiens n’a cessé d’être la cible favorite de sabotages, surtout le tronçon entre Creil et Clermont, dans l’Oise. Dans la nuit du 12 au 13 novembre 1943, la brigade de gendarmerie de Liancourt, particulièrement répressive à l’encontre des résistants, intervient juste après une action réalisée par de jeunes membres des FTP (Francs-tireurs et Partisans), mouvement du parti communiste français. Les gendarmes constatent un sabotage sur le territoire de la commune de Cauffry. Quelques minutes plus tard, au carrefour de Sailleville, commune de Laigneville, ils tombent nez-à-nez avec plusieurs individus. Selon le rapport, l’un d’eux est capturé. En fait, après un violent échange de coups de feu, l’un des auteurs du sabotage, André Corbier, est tué. Un autre, Gilbert Thiébaut, grièvement blessé, est transporté à l’hôpital de Creil où il meurt le 19 novembre 1943. Les gendarmes de Liancourt viennent de porter un coup sévère au groupe FTP de Gouvieux. Gilbert Thiébaut, qui portait sur lui des papiers au nom de Claude Legrand de Senlis, est en effet l’auteur de l’attaque de la mairie d’Angicourt le 26 août 1943. Menuisier, il est né à Gouvieux le 3 juin 1921. André Corbier, magasinier, est né à Gouvieux le 5 août 1922. Deux autres « saboteurs » de Gouvieux présents ce soir-là, arrivent à s’échapper. Maurice Andrivot quitte le département pour participer à la Résistance dans les Landes. André Lebret poursuit son action au sein d’un autre groupe.

Vers 1900
Vers 1900. Notez à gauche, la présence de l’imprimerie Nitard, éditrice de ces cartes postales.
Vers 1950
Vers 1955
Vers 1900, la suite de la rue, Un café-billard, où viennent se divertir les ouvriers de l’imprimerie sur étoffes. (actuel croisement avec la rue de l’abreuvoir)
Vers 1900. La fin de la rue, juste avant d’arriver rue de Chaumont.